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Le Cyclophile Sédunois naît en 1945 par la volonté de trois hommes. Ceux-ci se nomment Gérard Lomazzi, Victor Kaeser et André Desarzens. Dans le cadre du Cyclophile Sédunois, ils se fixent quatre missions :

  • Promouvoir et développer le sport cycliste sous toutes ses formes.
  • Réunir les personnes qui pratiquent le sport cycliste ou s’intéressent à ce dernier.
  • Amener les jeunes à la compétition.
  • Etablir entre les membres un climat de bonne camaraderie.

Dès les premières années de son existence, le comité du Cyclophile Sédunois comprend que la formation des jeunes au sport cycliste est primordiale à la pérennité du Club. Le comité se dirige alors sur deux axes essentiels qui sont toujours d’actualités :

  • La mise sur pied d’entraînements
  • L’organisation de courses

Le premier est nécessaire à l’acquisition des principes de base du cyclisme : la technique (pédalage, maniement du vélo, rouler en groupe,…), l’alimentation, les méthodes d’entraînement (endurance, petits développements,…) sont des éléments indispensables à la pratique cycliste.

Le second permet aux coureurs de mettre en pratique les éléments appris à l’entraînement. En effet seule la compétition peut apporter l’expérience nécessaire pour affronter et battre les meilleurs cyclistes helvétiques. En organisant des courses en Valais central, le Cyclophile Sédunois contribue ainsi à renforcer la seconde partie de la formation des coureurs.

Depuis 1945 de nombreux événements ont marqué la vie du Cyclophile Sédunois. La création de nouvelles courses, les changements de présidence, le renouvellement des équipements, les principales victoires des coureurs et leur ascension aux catégories élites ou professionnels sont autant d’étapes importantes dans la vie d’un club. Celles du Cyclophile Sédunois sont regroupées ci-dessous, classées par décennies.

 

De 1945 à 1960

Victor Kuonen, Michel Luisier (frère d’André Luisier ancien président du journal Le Nouvelliste et du FC Sion), Edouard Courtine et Albert Walpen sont les quatre premiers présidents à se succéder à la tête du Cyclophile Sédunois. Ils choisissent Ferdy Kubler, vainqueur du Tour de France 1951 pour parrainer le fanion du Cyclophile Sédunois. Sa marraine se nomme Ginette Granges.

Les coureurs Antoine Héritier, Paul Schwery et Bernard Debons accèdent à la catégorie élite (Amateur A, à l’époque), dernier rempart avant le passage chez les professionnels.

Dès sa fondation, le Cyclophile Sédunois est rapidement reconnu pour ses talents d’organisateur. Le Circuit du Rhône (boucle entre Sion, Bramois et St-Léonard) et différents championnats valaisans amènent les membres du comité à accueillir le Tour de Romandie (1949 et 1958), puis, au début des années 50, l’arrivée d’une étape du Tour d’Italie. Ils créent également un critérium international qui enregistra notamment la participation de Fausto Coppi, Ferdy Kubler et Hugo Koblet.

 

De 1960 à 1970

Dans les années 60, le comité, sous la présidence de Gaston Granges et de Gérard Lomazzi, élaborent de nouvelles courses qui auront des retombées nationales et internationales.

L’engouement des stations, des coureurs et du public pour les courses de côte incite le Cyclophile Sédunois à se lancer dans ce genre de manifestation. Tour à tour Arbaz, Ayent, Les Collons, les Mayens de Conthey, les Mayens de la Zour, Nendaz, Savièse et Vercorin sont le théâtre de ces compétitions.

Parallèlement, dès 1962, le Cyclophile Sédunois développe une course par étapes destinée aux amateurs. Ce petit frère du Tour de Romandie a pour nom « le Grand Prix Suisse de la Route » et sera la plus importante course pour amateurs de Suisse.

Poursuivant sur sa lancée, le Cyclophile Sédunois organise en 1963 les Championnats suisses Amateurs. A la fin des années 60, la course de côte Sion – Mayens de la Zour se transforme en une course en ligne. Le GP Electromatic est né. Cette nouvelle compétition se déroulera en plaine avec une arrivée à Savièse.

Durant cette décennie, Georgy Debons, Jean-Paul Crisinel et kurt Baumgartner sont les seuls à marquer assez de points pour passer élite. Ce dernier décroche le titre de champion suisse à Sion en 1963 et passe professionnel (indépendant) l’année suivante. Jean-Jacques Mingard, diplômé de l’institut national des sports (INS) de Paris, occupe le poste d’entraîneur dès le début des années 60. Il structurela formation des coureurs et leur assure un suivi permanent.

 

De 1970 à 1980

Le Cyclophile Sédunois, toujours présidé par les deux mêmes présidents, accueille l’Union Cycliste Suisse (UCS) lors de l’une de ses assemblées annuelles. Les différentes courses des années précédentes deviennent des classiques. Les courses de côtes Sion – Vercorin et Sion – Nendaz, la course en ligne GP Electromatic (Sion – Savièse) et la course par étapes « le Grand Prix Suisse de la Route » sont les cartes de visites du Cyclophile Sédunois. De grands noms viennent s’inscrire au palmarès de ces épreuves. Le plus connu est l’américain Greg LeMond qui remporte, pour sa première course en Europe (1978), le GP Electromatic. Il gagnera par la suite trois Tour de France et sera deux fois champion du monde.

Du côté de la formation, les coureurs du Cyclophile Sédunois Narcisse Crettenand, Johann Daman et Erik Doutrelepont sont promus dans la catégorie élite alors que, dès 1976, Georgy Debons met un terme à sa carrière et reprend le poste d’entraîneur.

 

De 1980 à 1990

Bien que toujours membres du comité, Gaston Granges et Gérard Lomazzi transmettent la présidence du Cyclophile Sédunois à Antoine Héritier (1979). De nouvelles compétitions de niveau national et international sont organisées mais d’autres vont hélas disparaître . Le Cyclophile Sédunois accueille tour à tour , en plus de ses courses habituelles (Sion – Vercorin, Sion – Nendaz et GP Electromatic), les Championnats suisse de Cyclocross (1982), les Championnats suisse de la Montagne (1985), l’arrivée d’une étape du Tour de Romandie (1986), les Championnats suisse sur route Elite (1989) ainsi qu’un cyclocross international qui sera mis sur pied plusieurs années de suite. Malheureusement, le club sédunois enregistre, dès 1982, la perte de sa course par étapes.

Des noms prestigieux inscrivent leur nom au palmarès des courses sédunoises: Peter Frischnecht (champion du monde de cyclocross), Albert Zweiflel (multiple champion du monde de cyclocross), Jean-Claude Leclerc, Urs Zimmermann (3ème du Tour de France), Felice Puttini (futur champion suisse professionnel), Laurent Dufaux ou encore Serge Demierre en sont les meilleurs exemples.

 

De 1990 à 2000

Les années 1990 marquent l’arrivée du VTT. De nombreux coureurs s’y essaient. Pascal Corti, vainqueur du Grand Raid en 1998, Alain Glassey et Gérard Georges sont les coureurs sédunois les plus en vue dans cette nouvelle discipline. De nouveaux jeunes les suivent et deviennent, à leur tour, élite. Ils se nomment Romuald Favre, Freddy Hauser et Vincent Bender.

Sur route, Thomas Grech acquiert également ses points et accède à la catégorie supérieure. En 1995, Alexandre Moos est sélectionné en équipe nationale pour les championnats du monde à Bogota, en Colombie.

L’année suivante, il signe son premier contrat professionnel dans l’équipe Saeco.

Durant cette décennie, le Cyclophile Sédunois accueille l’assemblée annuelle de l’Union Cycliste Suisse (UCS) à Savièse.

Le Tour du Val d’Aoste, le Tour de Romandie et le Tour de Suisse font également étape à Sion. Le GP Electromatic enregistre la victoire du futur champion olympique Pascal Richard alors que les courses de côte Sion – Nendaz et Sion – Vercorin inscrivent à leur palmarès les noms des futurs professionnels Daniel Atienza et Sylvain Golay.

 

De 2000 à 2008

Ces 8 dernières années, le Cyclophile Sédunois a connu de nombreux présidents. Début 2000,Philippe Savioz laisse sa place à Etienne Monnay qui assure l’intérim pendant six mois. Christian Devènes le remplace en 2001 et passe le témoin, deux ans plus tard, à Jean-Pierre Bähler. Dès 2003, le Cyclophile sédunois prend ainsi une dimension nouvelle sous la houlette de son nouveau président, Jean-Pierre Bähler. Doué d’un grand sens de l’organisation, Jean-Pierre Bähler est à l’origine des nombreuses venues du Tour de Romandie. Tour de Suisse et Tour du Val d’Aoste en Valais.

Grâce à la commune de Sion, le Cyclophile Sédunois reçoit en 2002 un local dans les bâtiments de l’OSEO. Il acquiert également un bus de 9 places afin de faciliter les déplacements des coureurs.

Durant ces huit dernières années, quatre coureurs sont admis dans la catégorie élite: Alexandre Moulin, Grégoire Crettaz, Johann Tschopp et Pablo Pico. Alexandre Moos est sélectionné régulièrement en équipe nationale pour les championnats du monde route et cyclocross. En 2001 il monte sur la 3ème marche du podium des championnats suisses de cyclocross. En 2002, il gagne une victoire d’étape à Verbier, dans le Tour de Suisse et devient une semaine plus tard Champion suisse sur route. En 2004, il remporte l’étape de Morgins du Tour de Romandie et porte le maillot de leader durant l’étape Sion – Sion.
Pour sa part, en 2003, Johann Tschopp monte sur la 3ème marche du podium des championnats suisses U23 de cyclocross et devient vice-champion suisse de la montagne. Durant la même année, il est sélectionné par l’équipe nationale pour les championnats du monde de cyclocross et signe, à la fin de l’année, un contrat professionnel dans l’équipe suisse Phonak. Lors de l’étape Sion-Sion du Tour de Romandie 2004, le Cyclophile est particulièrement à l’honneur avec son coureur Alexandre Moos vêtu du maillot jaune de leader de la course.

Plus tard, sous la présidence de Jean-Charles Zimmermann (2005 à 2008), le Cyclophile organise plusieurs cyclocross internationaux UCI à Sion ainsi que des manifestations populaires telles que la MobilaSion à Sion Expo. Grâce à l’excellente santé financière du club, sous le contrôle de John Roux, trésorier, une équipe suisse amateur est crée en 2006 et 2007.

En 2008, cette équipe devient une équipe nationale Elite Swiss Cycling. Plusieurs victoires ainsi que de nombreux podiums permettent à ce team de se faire un nom non seulement en Suisse mais également à l’étranger. Les deux coureurs phares du club sont Alexandre Moos (Phonak puis dès 2007 BMC) et Johann Tschopp (Phonak puis dès 2007 Bouygues Telecom). En 2008,Pascal Corti devient champion suisse Master sur route. »

Au niveau des entraîneurs, Greg Crettaz s’est associés à Georgy Debons et Michel Rey dans la formation et la mise sur pied d’entraînement pour les jeunes.